Initiée par le Ministre-Gouverneur du District autonome de la Vallée du Bandama, M. Jean-Claude Kouassi, cette étude d’envergure a été conduite par l’Université Alassane Ouattara. Elle s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion des cultures ivoiriennes, dans un contexte marqué par les mutations sociales et les effets de l’acculturation au XXIᵉ siècle.
Les travaux de recherche ont porté sur cinq thématiques majeures structurantes de la vie sociale et culturelle :
Les alliances matrimoniales (mariage), les alliances cathartiques, les funérailles, la gestion de l’autorité politique traditionnelle et les mécanismes endogènes de résolution des conflits.
La question centrale ayant guidé l’étude visait à identifier les mécanismes sociaux susceptibles d’expliquer, de comprendre et surtout de répondre au phénomène de dépersonnalisation ethno-culturelle ou de dégénérescence des valeurs traditionnelles, observé dans le District autonome de la Vallée du Bandama, au nom de l’identité culturelle, de la cohésion et de la paix sociale.
L’enquête a concerné quatre sous-groupes culturels majeurs des régions du Gbêkê et du Hambol : Baoulé, Djimini, Malinké et Tagbanan, offrant ainsi une lecture plurielle et inclusive des réalités culturelles locales.
La cérémonie de restitution s’est déroulée en présence d’un parterre de personnalités : corps préfectoral, responsables administratifs, autorités universitaires, chefs de communautés, chefs coutumiers et religieux, enseignants-chercheurs et étudiants. Une mobilisation qui témoigne de l’intérêt collectif accordé aux enjeux culturels et identitaires dans la région.
Dans son allocution, le Ministre-Gouverneur Jean-Claude Kouassi a salué la pertinence scientifique et la profondeur analytique de l’étude. « Il ne peut y avoir de développement durable sans interroger l’identité communautaire et culturelle de l’Homme », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer l’engagement du District à intégrer les recommandations issues de cette recherche dans les politiques publiques locales, afin de « restaurer les valeurs effritées ».
Selon lui, les résultats obtenus constituent un véritable état des lieux socio-culturel et ethno-culturel, permettant de valoriser les patrimoines culturels (traditions, langues, savoirs), de redynamiser les institutions traditionnelles et de renforcer le socle éducatif et sociale dans la perspective d’offrir un avenir prometteur aux générations futures. Il a illustré cette démarche par le concept akan du « Sankofa », qui signifie : retourner à ses origines pour en extraire le meilleur afin de bâtir le présent et préparer l’avenir.
Représentant le Président de l’Académie des Sciences des Arts des Cultures d' Afrique et des Diaspora Africaines (ASCAD), le Professeur Kouakou N’Guessan François, président honoraire de l’UAO, a insisté sur la nécessité de repenser la transmission des valeurs culturelles face aux influences exogènes qui agressent et fragilisent la jeunesse. Il a, à cet effet, appelé à une synergie renforcée entre chercheurs, autorités publiques et communautés locales.
La présentation des résultats a été assurée par le Professeur Abe N’Doumy Noël, anthropologue et membre du comité d’experts ayant conduit l’étude. Il a mis en exergue les principaux constats, les défis identifiés ainsi que les pistes de solutions proposées pour une meilleure promotion et structuration des institutions socio-culturelles. Afin de mieux maîtriser les changements malgré les agressions extérieures et choisir un cheminement qui ressemble et rassemble les communautés pour que le développement qui va se faire se fasse dans la cohésion, la discipline et paix.
La cérémonie s’est tenue sous la supervision du Professeur N’Guessan Assoa Pascal, Directeur du CFC, représentant le Président Kouakou Koffi de l’Université Alassane Ouattara.
Les échanges ont été enrichis par une séance interactive de questions-réponses, permettant aux participants d’exprimer leurs attentes et d’apporter des contributions constructives à la mise en œuvre effective des recommandations.
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